Sureté des biens, des personnes et la défense du domicile

Sureté des biens, des personnes et la défense du domicile

La sureté des biens, des personnes et la défense du domicile seront notre plat principal dans cet article. Je commencerai par un petit éclaircissement terminologique, car je suis toujours surpris de l’imprécision de beaucoup, quant à l’usages des mots sécurité et sureté. Un amalgame et abus de langage lié au mot anglais “security”, nous opposent bien trop souvent au terme sécurité pour couvrir les deux concepts qui sont pourtant bien différent dans notre langue latine.

La sureté des biens et des personnes est l’ensemble des mesures permettant de se protéger des actes malveillants.

La sûreté relève d’actes de malveillance envers des personnes, des biens, des bâtiments ou encore des informations, il y a donc une intention de nuire. Elle se distingue de la sécurité, qui englobe les mesures visant à se protéger des accidents.

Exemples de risques relevant de la sûreté : attentat, intrusion, sabotage, vol, agression, incendie volontaire, etc.

La sécurité des biens et des personnes est l’ensemble des mesures permettant de se protéger des accidents de la vie.

Exemples de risques relevant de la sécurité : incendie, catastrophes naturelles (inondation, ouragan,…), accident industriel, etc.

Maintenant que cet ajustement est fait, développons le sujet de la sureté et mettons de côté la sécurité que nous traiterons dans un prochain article qui sera [ Comment nous protéger des accidents résidentiels ? ]. Nous allons donc traiter du la sureté du domicile et non pas la sécurité du domicile en temps de normalité du système.

Ne seront pas évoqué ici, les situations particulières de rupture de normalité.

Bien entendu, le sujet tel que développé dans cet article est synthétique, car il faudrait un livre entier comme Protegor pour développer toutes les stratégies envisageables. Cet article a vocation à vous sensibiliser face à votre responsabilité, et vous initier à un domaine riche en connaissances.

1. La sureté résidentielle

Afin d’évaluer les risques et faiblesses de votre domicile, et vous donner quelques pistes de préparation nous allons tenter d’inventorier les principales faiblesses d’un domicile, et définir les options les plus évidentes pour y remédier.

1.1. Les faiblesses résidentielles

Les premières faiblesses les plus exposées sont les points de distribution électrique et télécom en bordure de votre propriété. Que la distribution soit aérienne ou souterraine, les boitiers de connexions sont les points faibles les plus complexe à sécuriser (protéger d’un intrus expérimenté). Bien entendu cette faiblesse n’en est une le plus souvent pour des actes malveillants prémédités et non opportunistes.

Si vous êtes en autonomie énergétique (site isolé / offgrid) vous êtes de facto protégé pour l’aspect énergétique. Pourquoi considérer qu’il faut des contre-mesures sur ces points faibles ? Ce n’est pas une obligation, mais si votre propriété est sécurisée par des dispositifs électrique tels que des alarmes sans robustesse énergétique ou détecteurs sans-fil de pacotilles, vous risquez bien d’avoir investi dans une solution non pertinente. A contrario, les systèmes d’alarmes certifiés aux normes NF A2P eux sont protégés, et bien plus résilient que la poudre aux yeux Ali-express, avec lesquels vous risquez bien de pleurer longtemps, et de regretter d’avoir été un gros radin.

Une des démarches à généraliser est de limitez tant que faire se peut tous les dispositifs sans-fil et de préférer les solutions durcies et filaire.

La propriété :

On entend par propriété l’intégralité de la parcelle et de l’emprise au sol de l’habitation (Logement).

Le premier rempart à la violation de votre propriété est l’ensemble des éléments limitant la violation des votre espace privatif. Les limites cadastrale de votre parcelle doivent donc toujours être sécurisés par une clôture, des mûrs ou tous dispositifs permettant de limiter les tentatives de pénétration de vos espaces privés.

Pensez comme l’intrus, et imaginez comment vous feriez pour pénétrer votre domicile sans être repéré. Idéalement, l’enceinte de votre propriété devrait offrir un dégagement de plus de dix mètres de votre logement. Les maisons mitoyennes (par une ou deux faces) et les maisons exposants un mur (ou plusieurs) en clôtures d’enceinte seront de fait moins conforme à l’idéal de sureté de votre périmètre de dégagement.

Il sera donc plus complexe de protéger une maison sans dégagement. Il existe d’autres situations complexe à gérer comme les limites de parcelle boisées. Il faut considérer que toutes les situations où l’intrus pourrait vous espionner sans que vous puissiez le détecter, sont les faiblesses qu’il faut absolument résorber. Il faudra donc offusquer tous champ de vision direct depuis l’orée du bois.

Les portails, les portillons sont les premières faiblesses de votre enceinte privative, si ceux-ci ne sont pas continuellement fermés. A choisir en tant que cambrioleur, pensez-vous utile de passer au dessus de votre clôture et de se faire repérer, si votre portail est ouvert ? Il faut donc prévoir une fermeture et un verrouillage systématique manuelle ou automatique de votre portail et/ou portillon.

Une enceinte de propriété hermétique est la première défense de votre domicile :

Ce périmètre que j’appellerais la DMZ doit obligatoirement disposer de certains dispositifs de détection. Une intrusion peut se produire de jour comme de nuit. Pour cette raison, il faudra envisager le déploiement de projecteurs illuminant toutes la zone de dégagement autour de votre habitation. Afin d’augmenter le potentielle de dissuasion, je vous préconise le couplage de tous vos projecteurs afin qu’une seule détection de zone déclenche l’intégralité de vos projecteurs en illuminant tous la zone de dégagement (DMZ). Bien entendu, les projecteurs/détecteurs que l’on peut coupler sont plus onéreux que ceux autonomes. Positionnez-les en champ croisés pour augmenter leur couverture sans avoir d’angle mort. Vous limiterez aussi ainsi, leur exposition aux tentatives de destructions distantes.

Ainsi installé et couplé, vous apporterez une plus grande dissuasion en cas d’intrusion. Il faudra penser à disposer d’une contre-mesure en cas de rupture d’alimentation par le réseau électrique. Cette zone que j’appelle DMZ (Zone démilitarisée‎ / demilitarized zone) doit vous permettre d’assurez avec certitude que l’intrus n’est pas arrivé ici par hasard. Bien entendu, cette zone n’existe plus dès lors que le clos n’est pas assuré (portail, portillon, pas de clôture).

En synthèse les faiblesses/failles les plus courantes de l’habitation sont :

  • Les mûrs d’enceintes et clôtures.
  • Les zones extérieures non visibles.
  • Les ouvrants (Vitres, baies vitrées, portes, portes de garages, le portail, …).
  • Les mûrs, le toit, les balcons ou terrasses.
  • Les systèmes d’alimentation électrique.
  • Les systèmes de communication (filaire ou sans-fil).
  • Votre comportement (ne pas verrouiller les accès).
  • La nuit et l’isolement résidentiel.
  • Votre absence.

1.2. Les défenses et contre-mesures périmétriques

Les murs d’enceinte ou clôtures :

Bien entendu, ce périmètre doit-être totalement hermétique avec une hauteur suffisante pour limiter les infractions/violations de votre propriété. Deux mètres est un minimum ! Sachant que la mise en place de défenses comme les tessons de verre sont assez mal considérés par la justice, préférez les défenses passives comme la végétation épineuse (Cactus, Poncirus trifoliata, …), juste derrière vos protections frontales. Afin de prévenir des intrusions furtives pensez aux graviers comme obstacle bruyant.

Un chien de garde :

C’est selon moi la meilleure de toutes les solutions d’alerte. Un chien (ou plusieurs) est fidèle, dévoué, vigilant et mobile. Il n’a pas besoin d’électricité pour fonctionner mais seulement d’activité, d’affection, de jeu et de nourriture. Par contre, acquérir un chien seulement pour la garde de votre domicile n’est pas un bonne idée. On dispose d’un chien pour entretenir une relation d’interdépendance affective, et non pas pour une fonction de garde uniquement. C’est une démarche responsable d’entretenir une relation avec l’espèce canine. Cela ne s’improvise pas et cela nécessite un investissement personnel. 

Il existe des chiens de races plus prompt que d’autres à répondre aux spécificités de la garde, mais un chien de manière générale dispose d’une vigilance plus affutée que celle de l’humain. Je vous laisse vous intéresser au sujet par vous même si cela n’est pas déjà fait.

Défense et durcissement de vos ouvrants :

  • Les portes donnant sur l’extérieur : Porte blindé A2P 5 points (BP2) avec cornière anti-pince (pied de biche).
  • Vitres : Film de sécurité ou vitre EN 356 Anti-effraction P2A.
  • Baies vitrées : cale de sécurité anti-dégondage. Mettez en place des détecteurs de bris de vitres.
  • Volets : Barres de renforts.
  • Volets roulant : Aluminium, Label VRS (Volet Roulant Sécurisé) A2P.

Une alarme certifiée :

En France il faut choisir votre alarme avec une Certification NF A2P (Alimentation sécurisée et bi-fréquences). Oubliez tout le reste. Un autre petit conseil, auto-installez là, car il ne faut faire confiance qu’à vous même ou un proche. D’autres dispositif dit silencieux en bordure d’enceinte peuvent vous offrir une détection graduée permettant d’anticiper l’intrusion de l’habitat. Je conseille la marque Française Diagral.

Les caméra IP de surveillance :

Sachez qu’une caméra de surveillance n’est pas la meilleure solution, ce n’est en effet pas très intéressant, car les individus sont toujours cagoulés et ou “capuchés” rendant ainsi la capture vidéo très peu utile, en dehors de la définition d’un profil opératoire. Donc, cela peut dissuader des cambrioleurs opportunistes mais en aucun cas une intrusion prémédité.

Pitié, évitez les dispositifs s’appuyant sur le WiFi pour la sureté du domicile. C’est une aberration et perte d’argent de s’appuyer sur des Caméra IP Wifi. C’est de la merde en barre sachez le. C’est en effet une technologie très peu résistante aux jammers (brouilleurs de radiofréquences) que l’on trouve facilement sur internet. Plutôt que d’investir dans des caméras sans-fil inutiles, pensez contre-mesure.

Ne pensez-vous pas plus intelligent de détecter une tentative de brouillage ? Bien sûr, le gros boulet de braco n’imagine pas que vous soyez plus intelligent que lui tellement il est invincible. Mais je trouve la contre-mesure super pertinente car en fait vous détecterez et déclencherez votre alarme dès que cet intrus tentera de brouiller et violer votre domicile.

Petit point complémentaire, dans le cas de caméra IP Ethernet, elles doivent impérativement être backupées en alimentation. La meilleure option sera donc les cameras IP PoE (Power Over Ethernet) dont le switch sera protégé par un onduleur, et maintiendra la sauvegarde vidéo de votre NVR quelques minutes (40-60 minutes). Si vous trouvez tout cela trop compliqué ou cher, n’envisagez simplement pas de caméra, cela sera une économie pour d’autres dispositifs plus adaptés à votre niveau de compétences. Mais de grâce ne vous sentez pas protégé avec des caméras en carton.

Résilience électrique :

Mettre en place des systèmes sécurisant l’alimentation électrique des organes de sureté du domicile. Un ou plusieurs Onduleurs ASI (alimentation sans interruption) ou un système d’autoproduction isolée (offgrid), un groupe électrogène déclenché sur rupture du réseau peut aussi être pertinent.

Simulation de présence :

Un peu de domitique à la maison peut permettre de déployer des scénarios randomisés pouvant laisser supposer qu’il y a du monde chez vous. Activation de lumières de manière aléatoire, pilotage des volets roulants après le lever et coucher du soleil, allumage de la TV avec du son (…), il y a pléthore de solutions plus ou moins chères pour réaliser une simulation efficace.

Attention à la technique de la sonnette : Un morceau de tape sur votre bouton de sonnette permet de vérifier que personne ne réagit dans l’habitation. Je vous conseille d’éviter les portiers électronique de merde à 200 balles. Les portiers connectés (avec vidéo mais surtout audio) sont plus cher (500-800€) mais permettent de communiquer en audio depuis n’importe où dans le monde et de laisser penser que vous êtes sur place. Personnellement je pense que c’est inutile car on peut facilement contourner ce dispositif en l’empêchant de communiquer avec l’intérieur ou l’extérieur, et tester ensuite la présence réelle d’un personne dans l’habitation. Le plus simple et économique reste une bonne vielle sonnette/cloche mécanique.

Vous l’avez compris, en sureté le moins cher est souvent l’ennemi du bien. Mais le principal ennemi de la sureté est la flemme de réfléchir à votre stratégie.

Détecteur de brouillage radiofréquences :

Sachant que les jammers portable ont une portée assez limité 10-20 m, pensez à exposer vos antennes d’équipements le plus loin possible de votre clôture ou de la bordure de propriété. Préférez mettre les équipements radiofréquences en retrait dans votre propriété afin de détecteur une intrusion avant que vos systèmes soient rendu inopérant.

Destructeur de documents :

Sans être paranoïaque, un destructeur de documents est une solution très pratique permettant de laminer tous les documents papiers que vous jetterez à la poubelle. Ainsi personne ne pourra exploiter directement les informations personnelles de documents parfois sensibles.

Autodéfense numérique :

J’ai déjà développé le sujet au travers d’un article sur le blog et je vous conseille de vous y intéresser : La résilience numérique localisée

2. Engagement et repli tactique

2.1 Le contact

Il faut éviter la confrontation et l’engagement. C’est d’autant plus compliqué si vous avez trop confiance en vous et si vous êtes doté d’agressivité brute et naturelle. Si aucune vie n’est en péril que ce soit la votre où celle de vos proches, il n’est pas utile de prendre de risques pour un ordinateur, un smartphone, un téléviseur ou une voiture. Rien ne nécessite une confrontation si votre intégrité physique ou celle de votre famille n’est pas en jeu.

Ce qu’il faut éviter avant tout en cas de home-jacking, c’est de découvrir l’intrus au dernier moment (lorsqu’il se trouve face à vous). Cela nécessite donc de se prémunir d’un grand nombre de défenses. Il faut principalement ne pas laisser d’accès libre à votre propriété, et votre logement. Ce n’est pas toujours facile, je vous l’accorde, mais c’est le minimum. Etre prévenu de l’intrusion est l’idéal.

Si vous n’avez aucune préparation, ni détection périmétrique, ni chien jour et nuit, ni alarme principalement la nuit, vous êtes de mon point de vue en partie responsable de cette violation de domicile. Le home-jacking de nuit est de facto encore plus difficile à gérer car votre vigilance est au plus bas et les braqueurs le savent.

Une zone de repli tactique :

Le retranchement dans une pièce adaptée pour se barricader est la meilleure solution. A défaut de posséder une “Panic Room”, la salle de bain semble parfois une des solutions les plus raisonnable, et cela parce que la baignoire peut offrir un bouclier de protection pour vos enfants. Il existe aussi une méthode Sud Africaine permettant un retranchement hermétique dans la zone nuit. Cela consiste à mettre en place un accès unique et protégé à cette zone par la mise en place d’une porte ou grille renforcée.

Les armes de défense du domicile :

Cela pourrait-être le sujet d’un article dédié, car ce domaine est très controversé. Entre ceux qui n’ont rien prévu et ceux qui ont trop prévu, il existe un grand écart de points de vues. Je dirais qu’il faut rester réaliste, et se préparer à la défense armée d’un point de repli tactique. Un prochain article vous permettra de découvrir un accessoire d’arme de poing que j’estime être essentiel à la préparation d’un pistolet.

Dans mon cas, je reste modéré. J’ai des enfants, et j’estime qu’il faut resté prudent et ne pas disperser des armes partout dans la maison. De plus je reste persuadé que c’est le clos de votre habitation qui nous protège le plus, et non pas nos armes. Si un individus vous surprend dans votre sommeil, c’est que vous vous êtes préparé comme un baltringue. Même si plusieurs armes sont présentes dans mon domicile, une seule arme prétend assurer le dernier rempart contre un agresseur nocturne. Passer une défense périmétrique, et la vigilance d’un chien reste tout de même un exercice complexe mais pas impossible.

Je considère donc que les 3 outils d’autodéfense que conserve dans le coffre de la chambre parentale reste la plus simple préparation (Un Glock 17 et son chargeur approvisionné, une gazeuse gel et une lampe tactique), il est de plus conseillé de disposer d’un trauma-kit pas loin. Je ne considère pas le fusil à pompe ou simplement un calibre 12 comme essentiel dans ce contexte de défense, et cela même si j’en conserve un dans un autre coffre.

 

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La lampe tactique :

Encore un fois et comme bien souvent notre précurseur de contenu Vol West, a déjà fait le job avec un article complet au sujet des lampes tactiques, quoi dire de plus ? La lampe tactique est un outil très pertinent et essentiel à votre préparation. J’en possède depuis longtemps en plusieurs versions, mais je vous proposerais d’ici quelques jours un article sur une lampe tactique pour arme de poing (Pistolet) particulièrement adaptée à la défense du domicile.

3. Procédure opérationnelle normalisée [SOP – POP – PON]

Avoir un plan d’urgence adaptée à différentes situations de risques est une démarche complexe à formaliser. Dites-vous bien que si cette réflexion n’a pas été anticipé, vos actions le jour J risquent fortement d’être inadaptées, et cela va fortement pénaliser vos réactions. Définitions

Qui, quoi, comment et quand : Une procédure doit définir QUI doit faire QUOI et faire référence à COMMENT le faire (instruction spécifique, mode opératoire, etc…). La procédure renseigne également sur une notion temporelle en définissant l’enchainement des tâches et activités (QUAND).

Un risque = Un Plan : Plan d’évacuation, plan de défense et retranchement, plan urgence traumatique, plan de continuité de communication, plan incendie, plan inondation, plan attentat…

L’approche survivaliste expliqué par Le S.O.P. de Vol West

Qui s’occupe de sécuriser les animaux et leur nourriture ?
Quelles routes sont prévues en cas d’évacuation ?
Comment et ou se retrouver au cas ou un événement surviendrait alors que la famille est éclatée au 4 coins de la ville ?
Quelles personnes contacter en cas d’urgence ?
Quel devrait être notre comportement et le rôle de chacun dans le cadre d’une confrontation verbale ou physique ?
Quels protocoles établir lors d’une séparation ?

Comment rédiger une procédure opérationnelle permanente ?

Le plus simple et lisible reste l’utilisation d’un logigramme pour documenter une procédure. Le logigramme (Figure ci-dessous) permet de visualiser un enchaînement d’actions, il est relativement simple et peut être compris par tous. Pour qu’il soit efficace, il doit être allégé en explication et en texte. Il faut écrire le strict nécessaire. Voici un exemple de procédure dans le cas d’une hémorragie externalisée :

Procédure hémorragie

Dans le cadre de la défense du domicile, vous pourriez contextualiser les risques selon plusieurs approches comme par exemple :

  1. Vous êtes à l’intérieur lors de la violation de votre domicile
  2. Vous êtes à l’extérieur lors de la violation de votre domicile
  3. Vous êtes à l’extérieur lors de la violation de votre domicile, mais une partie de la famille est à l’intérieur.

Le SOP doit-être réalisé sur la base de son propre contexte, je ne vous donnerai donc pas ma procédure qui correspond à mon environnent résidentiel et familiale. Prenez les trois scénarios ci-dessus et faites l’exercice de formalisation.

Pour être réellement efficace, votre SOP devrait être mis à l’épreuve de simulations le plus souvent possible. Cet exercice est très important afin que tous le monde dans la famille ou le groupe intègre le mode opératoire.

Pour les “survivalo-fumistes” qui se serait perdu ici (dixit Guillaume):

Malgré tout, je sais bien que peu d’entrevous feront cet exercice, car comme beaucoup de consommateurs radin, vous attendez que quelqu’un le fasse pour vous, et c’est de toutes façons un effort trop dur pour vous. Comme vous êtes con à bouffer du foin, vous ne comprenez pas que cela dépendant de votre environnement et non pas du mien. Encore une fois les survivalo-fumistes resteront leur gros cul assis devant Youtube et diront ton contenu c’est de la merde.

Quelques liens utiles

La playlist Youtube

La publication a un commentaire

  1. Kilgore

    Salut,
    Très bon article plein de bon sens.

    Lors de l’achat de la porte blindée, demander également un entrebâilleur de porte adapté (renforcé). On est alors loin de la pauvre chaînette tenue avec 2 petites vis comme on peut voir dans le commerce. J’en ai déjà vu sous la forme d’une plaque d’acier monté sur pivot dans la tranche de la porte blindée et le cadre en acier du bâti. A moins d’avoir une disqueuse à batterie et 30 secondes rien que pour la tronçonner, cela reste un bon moyen de bloquer et retarder des personnes pouvant essayer de pénétrer par la force sous un faux uniforme (poste, livraison, télécoms). Le temps à la personne de se mettre à l’abri et d’appeler les secours.

    Pour les alarmes avec ou sans fil, ne pas oublier de poser si possible un bouton d’alarme ou de panique pour déclencher cette dernière lorsque vous serez retranché dans votre zone de repli tactique. Un moyen de communication (ligne fixe sur box si système ondulé ou vieux portable basique chargé en permanence avec SIM pas chère) est également préconisé pour contacter les forces de l’ordre.

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