L’eau et l’autonomie hydrique

L’eau et l’autonomie hydrique

Ce sujet est complexe et fondamental. L’eau et l’autonomie hydrique doit être la priorité de toutes préparations résilientes. Bien entendu, je n’ai pas la prétention de couvrir l’étendue totale du sujet de l’eau et l’autonomie hydrique, et donc des traitements et du stockages avec cet article, mais simplement d’explorer et développer notre réflexion autour de ce sujet.

D’abord, rappelons-nous la fameuse règle des “3” qui priorise les besoins vitaux et les enjeux de la survie humaine quelque soit la situation :

La règle des 3 (Rule of Threes) ; Elle a été définie par Ron Hood dans sa première version comme suit :

  • Three minutes without air.
  • Three hours without shelter.
  • Three days without water.
  • Three weeks without food.
  • Three months without love.

Elle a été complétée de deux items par David Manise

  • 3 secondes d’inattention (avant, une chute, un accident de voiture … par exemple)
  • 3 minutes sans oxygène (Disons plus simplement de l’air)
  • 3 heures sans protection thermique (froid, insolation, etc…)
  • 3 jours sans eau
  • 3 x 3 = 9 jours sans dormir (voir un peu plus)
  • 3 semaines sans nourriture
  • 3 mois sans contact humain (lien social)

La situation ainsi posée nous fait bien prendre conscience des risques auxquels on s’expose sans hydratation. Parallèlement, on sait aussi que l’eau courante potable est un confort moderne mais fragile dans bien des situations. L’eau du réseau peut être exposée aux pollutions chimiques diverses, et c’est aussi un vecteur de propagation de bactéries et de virus. Pour exemple en vidéo dans l’actualité récente :

Grand Narbonne : des traces de pesticides dans l’eau potable de 5 communes

1. L’eau et l’autonomie hydrique

Le stockage et la filtration de l’eau sont des sujet très abordés en large et en travers par les bloggers et vloggers de la sphère survivaliste. Je ne ferais donc pas une “N-ième” explication de plus à cet édifice déjà complet.

Cet idéal d’autonomie hydrique est difficilement réalisable mais pas impossible à envisager. En effet, le confort moderne des zones urbanisées nous a fait oublier les différentes étapes amenant l’eau potable à nos confortables robinets d’eau courante. Il faut pour amener cette eau à vos robinets, une somme conséquente de processus de traitements. Cette ensemble de traitement à petite échelle peut être envisagé, mais de manière allégée ou disons simplifiée.

Dans l’article Évaluation de vos compétences résilientes nous avons listé quelques techniques et processus permettant d’atteindre une autonomie hydrique. Voici dans cette liste les processus à notre portée (les items barrés étant trop complexe en raison des besoins d’espace ou d’énergie) :

  • La captation (sources, fontaines, rivières, plans d’eau, pluie, puits, puisards/pompes)
  • Le stockage et conservation (cuve, jerrycan)
  • Assainissement
  • Décantation
  • UV
  • Traitements (Chimie et tests)
  • Filtration (Avec pression ou Gravitaire)
  • Ultrafiltration

D’autres terminologies spécialisées permettent d’identifier les traitements comme : Dégrillage, Tamisage, Floculation, décantation, Filtration sur sable, Ozonisation, Filtration sur charbon actif, Chloration. Cet article n’ayant pas vocation à faire de nous des spécialistes, je laisserais les plus téméraires faire leurs propres recherches.

2. Les risques

L’eau transporte une quantité importante de risques, boire de l’eau, c’est faire pénétrer directement par voie organique des éléments potentiellement dangereux pour notre santé. A titre informatif, il faut connaitre ces catégories de risques. Nous pouvons considérer qu’une eau peut contenir des :

  • Bactéries,
  • Kystes,
  • Parasites,
  • Protozoaires,
  • Virus,
  • Polluants chimiques,
  • Métaux lourds,
  • Particules

La section “Risques liés à l’eau” dans l’article Traitement de l’eau, gourdes filtrantes, pailles, UV et pastilles [Tourdumondiste] fait un état des lieux sommaire de ces risques. Pour se protéger de ces risques, la filtration reste un processus important permettant de soustraire certains éléments à risques de l’eau. Le graphique ci-dessous permet de comprendre le travail réalisé par un filtre en classant ces risques par taille :

Tailles des éléments

Crédit image : Randonner Léger

3. Les traitements

Encore une fois, nul besoin de tout réécrire dans la mesure où certains sites sont très bien documentés. Par exemple sur le site Wiki Water on peut trouver un ensembles de fiches techniques pour développer nos connaissances et nos compétences. Prenons l’article, Les méthodes simples de traitement de l’eau à domicile, on y retrouve ni plus ni moins que l’essentiel à connaitre en la matière comme :

  • La filtration sur tissu
  • La méthode des trois récipients
  • Le traitement par ébullition
  • Le traitement par chloration
  • Le traitement par filtre céramiqueLa filtration sur sable
  • La méthode Naîade (rayons UV)
  • La méthode Sodis (rayons solaires)
  • La méthode Solvatten (rayons solaires)
  • La méthode Lifestraw

Remarque : Ce site propose une édition au format PDF dans la colonne de droite. Je suis certain que cette fonction plaira à un grand nombre de mes lecteurs.

4. Le stockage versus mobilité

Certains prévoient une quantité importante d’eau, et particulièrement dans leur B.A.D., avec des bouteilles d’eau minérale ou de sources. D’autres des jerrycans, ou encore des cuves de rétentions d’eau de pluie ou de rivières, et certains complètent leur stratégie d’autonomie par des outils de mobilité. En tout cas, on ne peut prévoir une citerne de 10000 litres pour évacuer la fameuse B.A.D. imprenable.

De mon point de vue, le stockage d’eau est une démarche utile à court terme, qui plus est, à très court terme pour une famille de 4 personnes et plus. Pour cela, je préconise de mettre au point aussi une stratégie de mobilité hydrique.

Il faudra donc préparer un plan de replis ou d’évacuation passant par des points d’eau potentiellement potables. Petite remarque, sachez qu’il y a bien un endroit où vous rencontrerez un maximum de personnes et d’animaux, cela sera le long des berges et ripisylves des cours d’eau. Il faut intégrer cette réalité en fonction de la nature et l’origine de votre évacuation.

A vous de voir comment vous organiser, mais disposer d’un maximum d’informations pourrait bien vous être utile. Bien entendu, si vous connaissez votre région par cœur après avoir bourlingué en randonnée des jours durant, cette collecte d’informations à probablement moins de sens. Mes alternatives d’évacuations sont adaptés à la nature de la rupture de normalité sur un territoire étendu. Pour cette raison, je mets en place une cartographie de données géolocalisées comme les points d’eau en autres.

5. Cartographier vos proches points d’eau

Que cela soit sur une carte papier ou une cartographie numérique embarquée avec un smartphone par exemple vous devez inventorier les points d’eau disponibles dans votre entourage proche et lointain. Voir même identifier les points utiles à votre évacuation vers une lieu sûr. Il vous faudra plotter un maximum d’informations et conserver un moyen de les retrouver.

Le smartphone avec une cartographie offline (fonctionne sans internet) et offroad (avec des cartes topographiques) est une solution pertinente si vous avec la certitude de son fonctionnement en temps voulu.

Les logiciels pour smartphones comme Gaïa GPS ou Pocket Earth sont pour moi les applications les plus adaptées, auxquelles il faudra bien entendu ajouter les données géolocalisés avec des fichiers de type GPX ou KML. Et comme cela va pas vous tomber tout cuit dans la bouche, vous allez devoir apprendre à vous servir de ces applications, et surtout savoir utiliser un fichier de “waypoint”.

Rappel : Les techniques d’orientation

Le blog vous propose une cartographie numérique de près de 3000 points d’eau en France. Ce fichier n’est pas exhaustif, et ne couvre pas tout le territoire national (Dé-zoomer la carte pour le constater). Cette cartographie numérique inventorie différents types de points d’eau comme les fontaines, les bornes, les toilettes publics. C’est pour moi une bonne base d’inventaire à laquelle vous devrez ajouter vos informations locales ou plus personnelles.

L’eau et l’autonomie hydrique

En plus du jeu de données ci-dessus, voici une carte des points d’ “Eau potable” de l’open data Open Street Maps (6 240 points avec aucune garantie de potabilité). Les points de la carte ci-dessous, n’ont par contre aucune description vous permettant de bien identifier le lieu :

L’eau et l’autonomie hydrique

Comme je suis partageur, je vous propose de télécharger un fichier archive (zip) dans lequel se trouve les deux jeux de données présentés ci-dessus.

Points d'eau potable

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6. Construire sa stratégie

A ce jour vous l’avez compris, j’ai aussi envisagé la dimension “mobilité” à ma stratégie. J’ai donc organisé ma connaissance des sites de captation d’eau, et me suis équipé de trois types de dispositifs de filtration plus ou moins adapté à des cas d’usages différents :

6.1. Le filtre de randonnée d’un jour

Ce dispositif répond à un usage journalier pour une personne, il doit être opérationnelle immédiatement sans nécessité de mise en oeuvre fastidieuse. C’est là sa principale qualité. Mon choix s’est porté sur la gourde LifeStraw pour sa simplicité et son usage naturel. En effet, c’est un jeu d’enfant, il suffit de remplir et partir (fill & go).

LifeStraw Go Water Filter Bottle with 2-Stage Integrated Filter Straw [Merci à mon partenaire Israeli First Aid]

Il faut noter que cet équipement est parfaitement adapté à l’hydratation direct en bouche, mais ne répond pas aux besoins de filtration d’eau pour d’autres usages comme la cuisine et hygiène. En effet, la pipette-bec, ne permet pas l’écoulement gravitaire de la gourde. Il faut donc aspirer en bouche ce qui rend ce dispositif inadapté à d’autres usages de l’eau.

 

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6.2. Un filtre plus adapté aux campements et bivouacs

Le dispositif précédent n’est pas adapté à l’usage en campement, où il nous faut la capacité d’utiliser l’eau filtrée dans différentes circonstances et situations.

Les légendaires filtres Sawyer offrent une polyvalence d’usage nettement plus adaptée aux opérations de camps. Connectables avec d’autres dispositifs comme des poches d’hydratation backpack, adaptable directement sur les bouteilles de soda, ou directement utilisable en mode paille, ce dispositif reste un compagnon tout terrain pour lequel il serait stupide de se passer.

Sawyer Squeeze Water Filtration System [Merci à mon partenaire Israeli First Aid]

 

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6.3 Un filtre de vie courante

Sauf à disposer d’un système fixe de filtration résidentielle complexe à maintenir, un filtre gravitaire est le choix le plus pertinent :

  • Il ne nécessite pas d’énergie pour fonctionner,
  • C’est un système peu complexe à maintenir.
  • Sa transportabilité est un avantage non négligeable.

Bien entendu, comme beaucoup de mes homologues survivalistes, mon choix c’est porté il y a 20 mois sur le Berkey, et plus particulièrement le Royal Berkey correspondant au volume journalier de ma famille.

Celui-ci est doté de deux BlackFilters me permettant d’être résilient plusieurs années, et cela même si j’utile 24 litres par jour (double du besoin d’hydratation). Je ne vous ferais pas d’argumentation commerciale au sujet de ce dispositif, car soit vous êtes tombé par hasard sur mon site et vous repartirez par le même hasard, soit vous écumez les blogs similaire au mien, et vous aurez déjà lu ailleurs les différentes qualité du produit.

 

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Filtre Royal Berkey - L'eau et l'autonomie hydrique

Je n’ai pas encore testé le LifeStraw Mission en rupture de stock chez Israeli First Aid, qui serait une bonne alternative de nomadisme au Berkey, mais c’est sur ma todolist des filtres à tester.

7. Les kits d’analyses

Le doute ou le scepticisme apparaît systématiquement lorsqu’on évoque les capacités de filtration des dispositifs sus-cités. Face aux documents fournis par les fabricants, certains remettent en question la réalité de ce résultat.

Alors Mesdames et Messieurs les sceptiques et radins, je vous propose d’acheter les filtres ci-dessus, et de lancer vous-même la batterie de tests professionnels permettant de vous rassurer sur votre achat.

Donc toutes les remarques et commentaires à ce sujet me feront bien rire. Ne faites rien est achetez le stock d’eau de source du supermarché, pour lequel vous n’achèterez pas non plus le kit nécessaire au contrôle et au test de la qualité de l’eau de vos bouteilles.

Avis aux rigoureux, il existe des kits à base de languettes réactives révélant la présence d’éléments nocifs par graduation de couleur. Il existe aussi des kits labo permettant d’expédier votre eau à un laboratoire qui vous enverra sous huitaine les résultats.

8. Quelques liens utiles au sujet de l’eau et l’autonomie hydrique

L’eau et l’autonomie hydrique est un sujet pour lequel vous devriez vous donner les moyens d’être résilient en priorité. Je vous conseille donc de parfaire vos connaissances en ce domaine avec les quelques liens choisis ci-dessous :

9. La playlist Youtube

Cet article a 7 commentaires

  1. G. OTERO

    Super article!

  2. Thai

    Bonjour,
    En effet impossible de télécharger le pdg. Est ce possible de recevoir ce document par mail ? Merci bcp d’avance. Article très intéressant qui renseigne très précisément avec en plus photos qui permettent de savoir de quoi on parle ! Parfait pour les néophytes. Merci merci à vous

  3. Jo El

    Bonjour,

    Merci pour cet article, mais je suis cependant assez surpris de voir une telle publicité pour le Berkey, qui ne vaut pas grand chose comparé à un osmoseur.

    En effet, en tant que microbiologiste et électronicien concepteur de matériel médical (entre autres), j’ai eu l’occasion au cours de ma longue carrière de travailler en Inde pendant 10 ans, pays dans lequel les filtres Berkey sont très présents (logique puisqu’il s’agit d’un invention anglaise) mais à présent plus personne n’en veut et on les remplace dès que possible par des osmoseurs.

    Ayant effectué de nombreuses analyses d’eau en Inde, je peux vous dire que si les Berkey neufs sont à peu près OK pendant disons 3 ans (et ceci même s’ils ne filtrent pas aussi bien qu’un osmoseur de base), un vieux Berkey ou un Berkey ayant été contaminé dans sa partie basse (ce qui est finalement très facile puisqu’il suffit juste de l’ouvrir pour y faire rentrer des bactéries) est foutu.
    Il ne se décontaminera pas tout seul.
    Changer les chandelles (filtres) ne résoudra pas le problème sans une désinfection complète de la partie basse.
    S’abstenir d’ouvrir la partie basse pour ne pas la contaminer ne suffira pas non plus: l’étanchéité n’étant pas parfaite, les bactéries finiront de toutes façons par entrer.

    À l’inverse, les analyses que j’ai effectuées sur les osmoseurs en Inde (et ailleurs) on été systématiquement et statistiquement bien meilleures que celles des Berkey.

    Si vous souhaitez aider vos lecteurs, je pense donc que vous devriez aussi parler des osmoseurs.
    On trouve des modèles sans pompe électrique pour une centaine d’euros, des modèles avec pompe 12V pour 150€ environ (c’est donc moins cher qu’un Berkey), le coût de remplacement des filtres (tous les 3 à 7 ans suivant) est dérisoire (environ 30€), on peut donc très facilement équiper un véhicule d’un osmoseur et pomper l’eau d’une rivière même super polluée pour survivre en obtenant au final une eau quasi parfaite qu’il faudra cependant reminéraliser très faiblement avec du Nigari et du bicarbonate de soude en cas de consommation sur le long terme.
    Pour info, Nigari (chlorure de magnésium) et bicarbonate de soude s’achètent à des prix dérisoires en magasins bio et grandes surfaces, 1kg de chaque suffit pour plusieurs années, et il sera utile d’investir dans un TDS-mètre afin de vérifier que la reminéralisation à 50/50 n’excède pas 300ppm.

    Voilà, je reste à votre service pour tout renseignement complémentaire.

    Un dernier mot: quand on voit le prix de vente de ces filtres Berkey qui ne sont que des simples filtres sur chandelles à gravité, en comparaison de celui des osmoseurs qui ont une technologie bien plus complexe (normal puisqu’ils sont plus performants), on voit de suite qu’il y a certainement quelqu’un quelque part qui doit s’en mettre plein les fouilles.
    Or je pense qu’une démarche de consommation juste ne devrait pas engraisser des profiteurs.

    1. Le Résilient

      Bonjour Indiana,
      Je me demandai si un jour quelqu’un posterait ce type de commentaire. Voilà c’est chose faite. D’abord merci de ta remarque très juste. Je connais parfaitement ce traitement par osmose inverse car je l’utilise en hydroponie depuis des années. Il faut admettre que ce type de traitement n’a pas la souplesse et la résilience de la filtration gravitaire. Au-delà de la compétence que tu évoques obtenir de l’eau pure et inerte n’est pas un procédé simple sans énergie et sans capacité EC/TDS mètre, il y a aussi des variantes en ultrafiltration membranaire par train d’onde d’eau pour éviter l’obstruction des membranes. Donc oui tu as totalement raison, mais il faut de l’énergie pour mettre sous-pression le dispositif, mais surtout le taux d’eau rejetée oscille entre 3 L d’eau pour 1 L d’eau pure et cela peut monter à 15 L pour 1 L d’eau selon la pression osmotique, rend ce procédé peu efficient dans certaines situations. La problématique principale reste le besoin de reminéralisation qui reste techniquement pas si simple. En tout cas merci.

  4. Jo El

    Merci de cette réponse rapide.
    L’osmoseur me semble tout à fait compatible avec une démarche écologique et résiliente puisque:
    – on peut très bien utiliser une pompe à eau manuelle
    – on peut connecter tous les osmoseurs domestiques avec pompe électrique sur le 12V d’un véhicule
    – dans le cas d’un osmoseur sans pompe, on peut facilement bricoler un compresseur d’air 12V pour voiture connecté à un ballon d’air pour obtenir les 4 bars de pression nécessaires
    – l’eau rejetée est utilisable pour l’arrosage des jardins.
    Finalement, sur ce dernier point l’eau n’est jamais perdue: elle se recycle en permanence.
    Le seul problème d’eau est un problème de potabilisation, pas de quantité (sauf si on vit dans une zone particulièrement désertique et qu’on ne peut ni forer ni récolter rosée / condensation / humidité de l’air).
    Ces régions sont rares, en France.
    Or, question potabilisation, l’osmoseur mérite sa place au sommet des systèmes de filtration, et l’usage d’un TDS-mètre ne me semble pas un problème.
    À quand un article sur les osmoseurs ou un update de cet article?
    Cordialement,

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