La mutation : Résilient, Néosurvivaliste, Survivaliste, Prepper …

La mutation : Résilient, Néosurvivaliste, Survivaliste, Prepper …

Résilient, Néosurvivaliste, Survivaliste, Prepper pourquoi toutes ces appellations ?

Quelque soit la catégorie dans laquelle j’estime être, je serais affublé de caractéristiques ou d’attributs auxquelles j’adhère et d’autres pour lesquelles je ne me reconnais pas. Comment me distinguer des “catégories” ? Qui suis-je ?

Globalement on peut considérer que le regard des autres est souvent altéré d’incompréhension et d’idées reçues. Les échos propulsés par des médias largués au niveau sociétal et avides d’auditions, sont souvent des partis pris politique binaire, ou des rengaines de lutte de classes.

En fait, ces catégories sont simplement le reflet de notre éveil et la prise de conscience individuelle sur la société que nous vivons. Notre démarche ou notre approche de la gestion des risques sont systématiquement classées au plan politique, alors que celles-ci ne sont qu’une stratégie pragmatique de résilience. Peut-être faudrait’il arrêter de politiser ce débat stérile. En effet, si une politique était meilleure qu’une autre, on le saurait déjà depuis longtemps [ Utopie versus dystopie ].

Comment déterminer alors notre niveau de conscience ? Etre Résilient, Néosurvivaliste, Survivaliste ou Prepper, ne serait-ce pas simplement une mutation progressive de cet éveil sur le monde ? Il est probable que notre positionnement à l’instant “T” soit simplement voué aux changements et à une l’évolution révélatrice de notre éveil.

Et si toutes ces catégories n’étaient finalement que les conséquences de notre mutation et maturité face aux changements de ce monde ? Finalement, la phrase “c’était mieux avant” est révélatrice de la peur du changement et l’incapacité à adapter son mode de vie en intégrant le “Bon” comme le savoir faire du passé à nos projections d’avenir.

Autre exemple, le paradoxe d’une expression à la mode depuis quelques années : Il faut sortir de sa zone de confort. Faudrait-il donc prendre des risques ? Mais risquer quoi ? Sa vie, celle de sa famille ou simplement son mode de pensée. Bien que cette expression soit souvent utilisée en milieu professionnel, j’ai toujours du mal à comprendre le vrai sens de cette phrase. Doit-on comprendre que le système nous enveloppe dans une forme de confort qu’il faudrait rompre, et adopter une démarche minimaliste ? Faire des choses que l’on ne maîtrise plus ? Explorer des terres inconnues ? Étendre notre champ de compétences ?

En fait cette phrase ne veut rien dire, c’est un piège psychologique où chacun trouvera un sens lié à son affect.

Par contre, c’est la base de construction d’une stratégie d’adaptation et de résilience. Se projeter dans une situation hors de son confort et du conformisme consumériste de la société, ce n’est pas de l’anarchisme, c’est belle est bien faire le deuil d’une société à la dérive et d’accepter le changement. Cette sensibilité d’anticipation et d’adaptation s’oppose au déni de réalité que le système impose à la masse.

Quoiqu’il en soit cette démarche de gestion des risques est de plus en plus prégnante quelque soit notre classe sociale. Certains prétendent que c’est une espèce de “loisirs nantis”. C’est de la foutaise et l’incompréhension de certains intellectuels (cf.: Survivalisme : Etes-vous prêts pour la fin du monde).

Gestion des risques

Accidents, inondations, incendies, agressions, maladies, mouvements sociaux, chômage, pertes de revenus, crise économique, catastrophes naturelles (…), il existe pléthore de situations critiques nous exposant aux risques. Ce ne sont évidement pas les mêmes risques et de facto les mêmes solutions. Y penser ne veut pas dire angoisser.

Tous ces éventements ont des conséquences plus ou moins localisées, plus ou moins longues en durée, et plus ou moins individuelles.

La rupture de la normalité (dixit @Volwest lesurvivaliste) peut donc avoir plusieurs géométries : Avec des conséquences locales ou étendues (Zone territoriale), avec un facteur temps si les conséquences sont durables ou pas, et avec un impact humain plus ou moins important (une ou plusieurs personnes).

On peut donc caractériser la gravité d’un risque selon :

  • L’impact spatiale (géographie),
  • L’impact temporel (durée),
  • L’impact population (personnes touchées)

Probabilité et réalité

Les probabilités qu’un événement nous arrive sont donc liées à notre niveau d’exposition aux risques.

  • En zone urbaine on a théoriquement plus de risques d’agression en raison de la densité population.
  • Près d’une retenue d’eau, on a plus de risques d’inondation si une retenue d’eau cède.
  • En zone rurale on a théoriquement moins d’emploi.

Nous comprenons donc que nous ne sommes pas exposé de la même manière aux risques en fonction de notre environnement de vie.

Classifier et ordonnancer ces risques est donc nécessaire pour trouver des solutions adaptées à votre environnement dans une démarche assumée de survivaliste. Cela semble étrange pour certains.

A contrario, se conformer à la réglementation nous impose de prendre des assurances maladie, chômage, vieillesse, habitation, voiture, activités sportives ( etc …), mais personne ne remet en question la réalité du risque et la pertinence de la démarche.

Qu’en pensez-vous ? Protégeons-nous un groupe d’actionnaires ou nous-même ? 

Etre prévoyant n’est pas un mouvement politique, mais un sens accru de ses responsabilités. Là où le système voudrait qu’on s’en remette à lui, nous cherchons des alternatives car la promesse du système n’est pas tenue.

La prévoyance

Pourquoi quérir l’autonomie ou l’autosuffisance ? Que ce soit le domaine alimentaire, énergétique, médicale, ou la défense personnelle, l’autonomie répond aux besoins du quotidien et de l’imprévu. Quelque soit le domaine, les équipements, les savoirs et les compétences permettent des créer des solutions par des réponses pratiques aux risques auxquels nous nous exposons.

Pour certain cette prévoyance répond à des situations complexes que le système ne sait plus assumer. Raréfaction des pôles médicaux, des hôpitaux, des services de police ou de gendarmerie, abandon pur et simple des services de proximité, perte de support local. Cela peut donc être un mode de vie ou encore une réponse à un événement exceptionnel. Mais il n’y a rien de mal sain à prévoir même l’extrême.

  • Ai-je peur de manquer d’une ressource essentielle ?
  • Suis-je atteins d’une “Collectionnite aigüe”, de syllogomanie ou du syndrome de l’écureuil ?
  • Suis-je atteins d’accumulation compulsive ?
  • Pourquoi accumuler des équipements, de la nourriture, des outils et des armes ?
  • Pourquoi accumuler des compétences, des techniques, des contacts ?

Ce questionnement est naturel. Ne pas y répondre et ne pas prendre de recul sur ces questions pourrait être un simple mimétisme anxiogène. Alors sachez répondre par vous-même à ces interrogations.

Que vous soyez Résilient, Néosurvivaliste, Survivaliste, Prepper (…) on s’en fiche, assumez simplement de manière décomplexé votre manière de voir le monde et son avenir, puis développez votre résilience selon votre démarche personnelle en intégrant votre environnement, vos contraintes, et vos connaissances. Affinez vos raisonnements et adaptez votre stratégie.

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