La précédent Perun 2 d’Olight, je ne l’ai pas découverte sur une fiche produit ni sous un éclairage flatteur. Je l’ai utilisée sous terre, en spéléologie, dans l’humidité, la boue, le froid, et dans des contextes où une lampe n’est pas un accessoire, mais un équipement de sécurité. Je l’ai également éprouvée comme lampe polyvalente, capable de passer du frontal à la lampe de poche, du bricolage au bivouac, du sac au bandeau, parfois sans ménagement.
C’est cette expérience qui a donné lieu à deux articles distincts : l’un centré sur son usage engagé en milieu souterrain, l’autre sur son extrême polyvalence au quotidien et en extérieur.
Avec le recul, la Perun 2 s’est révélée être une lampe solide, puissante et remarquablement versatile, mais pas exempte de compromis. Ergonomie parfois perfectible, absence de lumière rouge, gestion thermique perfectible en usage prolongé, batterie propriétaire : autant de points que l’on accepte (ou non), quand on connaît les contraintes du terrain. Malgré cela, la Perun 2 est restée longtemps une référence, précisément parce qu’elle faisait beaucoup de choses, correctement, sans promesses inutiles.
L’arrivée de la Perun 3 pose donc une question simple, presque évidente :
S’agit-il d’une réelle évolution issue des usages et des retours terrain, ou d’une itération commerciale de plus ? Après plusieurs années à exploiter la Perun 2 dans des contextes exigeants, la V3 n’est pas jugée ici comme une nouveauté isolée, mais comme la réponse attendue aux limites identifiées de sa sœur aînée.
Cet article ne vise donc pas à empiler des caractéristiques techniques, mais à analyser ce que la Perun 3 change réellement, ce qu’elle améliore, ce qu’elle corrige… et ce qu’elle laisse volontairement inchangé. Une comparaison logique, pragmatique, et ancrée dans l’expérience, pour répondre à une seule question : La Perun 3 est-elle la version “aboutie” de la Perun 2 ?
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La promesse de la Perun 3
Olight présente la Perun 3 comme une évolution significative de la Perun 2, avec plusieurs améliorations fonctionnelles majeures. Ces promesses se retrouvent la fiche produits et les caractéristiques techniques.
1. Une puissance accrue
Olight annonce un pic de luminosité jusqu’à 3 000 lumens, contre 2 500 lumens sur la Perun 2. L’objectif affiché est simple : offrir une puissance d’éclairage plus élevée pour les usages exigeants (larges zones, situation d’urgence, progression rapide sur terrain difficile).
2. Une meilleure autonomie
La Perun 3 est équipée d’une batterie de plus grande capacité (5000 mAh) que celle de la Perun 2 (4000 mAh). Olight met en avant une autonomie prolongée, notamment sur les modes faibles, pour tenir sur des sorties longues sans recharge fréquente.
3. Des modes lumière blanche plus polyvalents
La gamme de modes lumineux est adaptée pour couvrir un large spectre d’usages — du mode faible pour économie d’énergie, au mode haut rendement pour puissance maximale. L’objectif est d’avoir une lampe capable de s’adapter à toutes les situations, avec des transitions de niveaux progressives.
4. L’ajout d’une lumière rouge
La Perun 3 introduit un mode lumière rouge (absent Perun 2). Olight met en avant cet ajout pour répondre à des besoins spécifiques :
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- préservation de la vision nocturne,
- signalisation,
- lecture de cartes sans éblouissement,
- usage discret en bivouac ou dans un groupe.
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5. Une ergonomie repensée
La marque met en avant des modifications sur l’interface utilisateur :
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- bouton latéral plus accessible, même avec des gants,
- réactions plus franches,
- meilleure mémorisation des modes.
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L’ergonomie est présentée comme un facteur clé pour simplifier l’usage en conditions exigeantes.
6. Robustesse et résistance améliorées
La Perun 3 bénéficie d’une construction renforcée et d’une résistance certifiée à l’eau et à la poussière améliorée (IP68). Olight souligne que cette robustesse accrue vise à garantir un fonctionnement fiable dans des conditions difficiles (humidité, immersion, poussière).
7. Une lampe réellement polyvalente
Enfin, Olight met en avant la polyvalence intrinsèque de la Perun 3, qui peut être utilisée comme :
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- lampe frontale (avec bandeau),
- lampe de poche,
- lampe à fixation magnétique (sur métal),
- lampe d’appoint en extérieur ou en intérieur.
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L’idée est que la Perun 3 soit un outil unique pour une grande variété d’applications, réduisant la nécessité d’avoir plusieurs sources lumineuses.
La réalité terrain
Après plusieurs années passées avec la Perun 2, souvent dans des contextes qui ne pardonnent pas — humidité, froid, fatigue, manipulations approximatives — la Perun 3 ne peut pas être regardée comme une simple “nouvelle version”. Elle arrive sur un terrain déjà connu pour ma part, avec des attentes précises. Chaque promesse d’Olight doit donc se mesurer à l’usage réel, à ce que l’on ressent quand la lampe est allumée depuis des heures, quand on n’a plus envie de réfléchir à son fonctionnement, et quand elle est parfois malmenée.
Plus de puissance
Sur la fiche technique, le passage de 2500 à 3000 lumens attire immédiatement l’œil. Sur le terrain, la différence existe, mais elle ne bouleverse pas l’expérience. Comme sur la Perun 2, le mode Turbo reste un apport ponctuel (Photo, Vidéo Crashcam, intervention rapide), contraint par la gestion thermique de ce mode ultra-puissant. Là où la Perun 3 marque un vrai progrès, c’est ailleurs. La descente en puissance est plus douce, plus progressive. On subit moins ce moment où la lumière chute brutalement, ce qui est particulièrement appréciable en usage frontal. En progression lente — spéléologie, forêt dense, terrain irrégulier — cette stabilité est bien plus confortable qu’un pic lumineux impressionnant mais éphémère.
Bilan : la puissance supplémentaire n’est pas un argument décisif, mais la régulation est clairement plus cohérente.
Autonomie
L’augmentation de la capacité de la batterie se ressent rapidement à l’usage. Ce n’est pas une révolution, mais une accumulation de petits bénéfices : Une meilleure tenue sur les modes intermédiaires, moins de calcul mental sur la consommation, et une vraie sensation de marge lors des sorties longues. La philosophie Olight reste la même : proposer de la puissance quand on en a besoin, sans en faire un mode permanent. En revanche, à puissance modérée, la Perun 3 encaisse mieux la durée que la Perun 2. Sur une sortie étalée dans le temps, c’est un confort réel.
Bilan : un gain tangible, surtout pour les sorties longues ou sur plusieurs jours.
Lumière rouge
C’est sans doute l’évolution la plus immédiatement perceptible pour qui vient de la Perun 2. La lumière rouge n’est pas un ajout cosmétique : Elle répond à des usages très concrets qui, jusqu’ici, nécessitaient des compromis. Lecture de carte, bivouac discret, préservation de la vision nocturne, déplacements sans éblouir les autres : ces situations sont désormais couvertes sans bricolage ni seconde lampe. Le mode reste simple, sans prétention tactique, mais il fait exactement ce qu’on attend de lui.
Bilan : une évolution évidente, efficace, et qui faisait clairement défaut à la version précédente.
Ergonomie
Le bouton latéral plus franc, change réellement la relation à la lampe. Avec des gants, sous la pluie, ou lorsque la lampe est montée en frontale et manipulée sans visibilité directe, la différence est nette. La Perun 2 demandait parfois une certaine habitude pour éviter les erreurs. La Perun 3 se montre plus tolérante, plus lisible, et plus rassurante dans son interface.
Bilan : une amélioration discrète, mais appréciable sur le terrain.
Port frontal et confort
Le bandeau progresse : Meilleure tenue, moins de glissement, plus de stabilité en mouvement et aussi des surfaces réfléchissants permettant de se baliser à d’autres lampes. L’évolution est réelle et va dans le bon sens. Cela dit, la Perun 3 reste une lampe conséquente pour un port frontal prolongé. Elle n’a jamais eu vocation à être une frontale minimaliste, et cela se ressent toujours après plusieurs heures. Pour un usage technique ponctuel, le compromis reste acceptable. Pour une utilisation frontale continue sur 24 heures, le poids demeure un handicap (Ce n’est pas une lampe MUL ou Trailers).
Bilan : progrès réel, mais les contraintes physiques restent inchangées.
Ce que la Perun 3 fait mieux que la Perun 2
Sans renier les qualités de la Perun 2, la Perun 3 corrige plusieurs limites identifiées de longue date.
Des évolutions simples, mais qui changent réellement l’expérience utilisateur :
- Autonomie augmentée : la batterie de 5000 mAh apporte plus de marge sur les modes intermédiaires et une meilleure sérénité sur les sorties longues, sans modifier la manière d’utiliser la lampe.
- Ergonomie plus fiable : le bouton latéral, plus large et plus franc, réduit les erreurs de manipulation, notamment avec des gants ou en conditions dégradées. L’interface devient plus tolérante.
- Lumière rouge intégrée : un manque évident sur la Perun 2, désormais corrigé. Bivouac, lecture de carte, gestion et discussion de groupe : le gain est immédiat et fonctionnel.
- Régulation thermique plus douce : le stepdown est mieux géré, moins brutal, et donc plus agréable en usage frontal prolongé.
- Support frontale plus confortable et mieux pensé : plus besoin de retirer le clip pour l’insertion dans le support. En revanche, le clip n’est plus en S.
- Séquence S.O.S : En blanc mais aussi en rouge.
Pris individuellement, ces points peuvent sembler modestes. Ensemble, ils donnent une lampe plus cohérente, plus agréable sur la durée, et clairement plus aboutie que la Perun 2.
À qui la Perun 3 s’adresse vraiment
La Perun 3 n’a jamais cherché à être une lampe universelle, et c’est sans doute ce qui fait sa cohérence. Elle s’adresse à ceux qui attendent d’une lampe qu’elle sache tout faire correctement, sans multiplier les équipements ni compliquer les usages.
Elle s’adresse avant tout à des utilisateurs qui recherchent polyvalence et robustesse. Selon les besoins, elle peut servir de frontale, de lampe de poche, d’éclairage d’appoint ou se fixer par aimantation sur une surface métallique. Ceux qui bricolent, bivouaquent, progressent de nuit ou travaillent dans des environnements contraints y trouveront une lampe solide, endurante et fiable, conçue pour être utilisée intensivement plutôt que pour briller par sa légèreté.
La Perun 3 s’adresse aussi naturellement à ceux qui ont déjà utilisé la Perun 2 avec satisfaction, mais sans naïveté. À ceux qui ont apprécié sa polyvalence tout en identifiant ses limites, et qui attendaient une version plus aboutie, plus confortable à l’usage, sans pour autant espérer une révolution. Pour ce public-là, la Perun 3 apparaît comme une continuité logique plutôt qu’un simple renouvellement.
À l’inverse, elle conviendra moins à ceux qui recherchent avant tout une frontale ultra-légère, pensée pour être portée plusieurs heures d’affilée et se faire oublier. Le poids reste un compromis assumé. De la même manière, les amateurs de lumière neutre ou chaude risquent de rester sur leur faim : La signature lumineuse d’Olight est toujours là, efficace mais clairement froide. Enfin, ceux qui refusent par principe les batteries propriétaires ne trouveront pas ici de raison de changer d’avis, ce choix restant inchangé sur cette troisième génération.
La Perun 3 ne cherche donc pas à convaincre tout le monde. Elle s’adresse à un public précis, qui sait ce qu’il attend d’une lampe, et qui accepte ses compromis en échange d’une réelle polyvalence et d’une certaine tranquillité d’esprit sur le terrain.
Faut-il passer de la Perun 2 à la Perun 3 ?
La réponse est simple : oui, si tu veux une Perun plus aboutie.
La Perun 3 ne change pas radicalement de concept. Elle reprend la même base que la Perun 2, mais elle corrige plusieurs points qui faisaient parfois défaut à l’usage. En tant que possesseur de la Perun 2 près de 5 ans, ce que je retiens surtout, ce sont des améliorations très concrètes : une meilleure ergonomie, avec un bouton latéral plus accessible et plus lisible que le bouton en tête, une adaptation nette du dispositif de port frontal, plus stable et plus confortable, et enfin l’ajout d’une lumière rouge qui faisait réellement défaut sur la version précédente.
À cela s’ajoutent une autonomie plus confortable et une régulation plus douce, des évolutions moins spectaculaires sur le papier, mais qui se ressentent clairement sur le terrain, au quotidien comme en sortie.
Si tu as une Perun 2 qui te convient parfaitement, tu peux très bien la conserver : elle reste une lampe fiable et polyvalente. En revanche, si tu veux le même outil, mais plus cohérent et plus agréable à utiliser, la Perun 3 est clairement la version à choisir aujourd’hui.
Pour ma part, je vais passer à la Perun 3. Les améliorations apportées rendent l’usage plus fluide et plus confortable.
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Je m’appelle Sébastien. Sans jugement ou catégorisation, je ne m’identifie pas plus particulièrement aux « Survivalistes », « Preppers », « Décroissant », (…) qui ont cependant le mérite de mettre en lumière des sujets et connaissances malgré tout. Je me reconnais plutôt comme un « Résilient ». En tant que père de famille, je développe une approche modéré, structurée et éducative avec une forte envie d’apprendre et transmettre. En savoir plus.







