Treat first what kills first : Traite d’abord ce qui tue en premier

Treat first what kills first : Traite d’abord ce qui tue en premier

C’est un article un peu particulier et décousu que je vous propose aujourd’hui. Je vais vous parler des patchs. La philosophie de l’homme gris s’oppose au port de patch ostentatoire comme beaucoup d’entre vous aiment en posséder et afficher. Beaucoup parmi vous aiment les patchs, et je ne blâme pas ces individus d’assumer le plaisir d’une appartenance avec ces signes distinctifs. Cette démarche de mon point de vue, s’oppose paradoxalement à la philosophie de l’homme gris (ou d’hommes des villes) auquel je n’adhère pas vraiment. Passer incognito (sous les radars) n’est qu’un doux rêve de personnes persuadées que tout est toujours plus compliqué et que tous le monde vous regarde.

Ne pas se faire remarquer n’est pas si facile que çà. Demandez au spécialistes de l’infiltration s’il suffit de changer d’apparence pour être mieux intégré et assimilé. Certes ne pas se faire remarquer n’est pas une mauvaise idée. Mais sachez que les choses les plus remarquables sont parfois les moins visibles. Il est évident que de toutes façons un homme gris se fera détecter par quelqu’un qui sait ce qu’il cherche. C’est un problème d’attitude comportementale plus que d’apparence. Donc si vous avez compris cela, vous comprendrez aussi que les contre-mesures peuvent aussi considérer que votre apparence pourrait être un leurre. Donc stop au délire paranoïaque, vous n’êtes pas des agents secret contre-espion.

Dans un récent liveCar Instagram de Vol West, j’ai déclenché un rictus lorsque Vol West hochait la tête aux autres conducteurs des Toyota Tacoma sur sa route. Signe évident d’un conducteur sensible au survivalisme, le Tacoma est donc un symbole ostentatoire pouvant vous identifier dans la masse. Mais dans la masse ces indicateurs ne sont pas forcement pertinent. Je me rappelle lorsque j’ai découvert le département des Pyrénées-Orientales (66) il y a trente ans. Je n’avais jamais vue autant de Pickup avant de venir dans cette région. J’ai compris quelques temps après que le relief et la nature des accès nécessitait bien souvent ce type de véhicule.

Voilà j’ai un peu louvoyé pour vous parler des patchs et du focus que je me destinais à faire. Donc arborez fièrement vos badges et vos patchs, affichez simplement ce qu’il vous plait.

Treat first what kills first

La devise ou doctrine Traite d’abord ce qui tue en premier (Treat first what kills first) est au cœur de cet article. Cette devise à laquelle je n’avais pas fait attention auparavant, est pour moi devenue d’une évidence primordiale en termes d’urgence médicale, mais aussi dans une démarche proactive de sureté et de sécurité personnelle, où l’on doit aussi traiter en priorité le risque le plus urgent.

De mon point de vue cette doctrine pourrait donc être d’origine médicale et militaire

Je suis désolé je n’en ai pas la certitude, car j’ai bien entendu cherché d’où cela pouvait provenir, mais je n’ai rien trouvé à ce jour (si vous savez , je suis preneur).

Que doit-on retenir de cette doctrine ?

Au-delà du simple bon sens d’occupe-toi du problème le plus urgent, l’expression “Traite d’abord ce qui tue en premier” peut être interprété de plusieurs manières :

  • Ex. 1 : Cinq de mes amis et moi-même sommes partis en mer pêcher sur un bateau en hiver (l’eau est à 6°). Le bateau vient de raguer un sec assez loin de la côte. Nous avons une voie d’eau, et le niveau à l’intérieur monte inexorablement. Traite d’abord ce qui tue en premier impliquera de colmater en premier l’avarie dans la coque, car nous pourrions mourir rapidement dans une eau si froide. Bien entendu, un de nous aura eu pour consigne de lancer un appel de détresse par radio.
  • Ex. 2 : Nous somme sur une zone de Triage Damage Control suite à une explosion industrielle, cette devise prend ici plusieurs sens en fonction de l’échelle : A l’échelle de l’évènement, c’est un flux de blessés complexe à gérer qu’il faudra traiter en classant les victimes par catégories, prioriser selon la logique d’efficacité de traitements, et des statistiques de réussite pour sauver le plus de victimes possibles. A l’échelle d’un individu, il faudra traiter en priorité le traumatisme qui pourrait tuer plus rapidement que les autres sur la même victimes.
  • Ex. 3 : Nous sommes pris à partie par un groupe militaire belligérant. L’un de nous est touché et isolé sur une position plus avancer. Sous le feu ennemi vous devrez d’abord soustraire la victime de la zone hostile en appliquant le protocole S.A.F.E.. Puis seulement ensuite mettre en œuvre le protocole M.A.R.C.H.E. (Qui à priori vient de changer au niveau T.C.C.C. en MCARCH).
  • Ex. 4 : Deux individus m’interpellent et m’engrainent sévèrement et la négociation semble impossible. Je ne peux pas opté pour la fuite en courant car je suis dans une voie sans issue. L‘un deux le plus éloigné (3 mètres) manipule un couteau et l’autre très proche de moi ne semble pas armé. Traite d’abord ce qui tue en premier m’ordonnera peut-être d’esquiver le plus proche des agresseurs, et de fuir en attaque défensive pour tenter de neutraliser l’agresseur au couteau.
  • Ex. 5 : Je suis perdu dans la verte en hiver, mon principal objectif dans un premier temps sera de gérer la problématique vitale qu’est l’hypothermie, je devrais donc avant toutes choses, trouver des solutions pour limiter rapidement les risques.

C’est donc une doctrine de survie ! Ne pensez-vous pas que cette devise pourrait être celle des prévoyants ?

Ne trouvez-vous pas cette doctrine bien plus adaptée que Dont Tread On Me (Gadsden Flag)?

Proche du concept “Damage Control”

Typiquement, Treat first what kills first est au cœur du concept Damage Control.

Ce concept fait référence à la technique de la Marine Américaine au cours de la seconde guerre mondiale pour désigner « la capacité d’un navire à contrôler des dommages subis et à poursuivre sa mission pour rentrer au port  ». 

Keep calm and do damage control

Adaptation aux urgences médicales :

Le terme damage control signifie en anglais « maîtrise des dégâts », « limiter les dégâts ». C’est une doctrine de soin consistant à prodiguer les soins minimum pour assurer la survie du patient sans chercher à s’occuper totalement de ses problèmes (damage control surgery, damage control resuscitation). Cette doctrine est mise en œuvre dans un contexte dégradé, lorsque les moyens sont insuffisants pour prendre en charge de manière complète le patient, notamment dans un hôpital de campagne (médecine de guerre) ou en cas d’afflux massif de victimes, par exemple à l’occasion d’une catastrophe naturelle, industrielle, ferroviaire, aérienne, carambolage) ou d’une tuerie de masse, d’un attentat… (Source Wikipédia)

Les patchs au cœur de la doctrine

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Vous devez vous demander où je veux en venir ? Pas si loin ! Je veux juste évoquer la présence de cette doctrine sur deux badges plus ou moins connu ou reconnu dont le premier est percusseur.

Le patch Medic Bulldog

Patch Medic Bulldog

Vous remarquerez le béret vert et la dent en or du Bulldog.

Ce patch représente un “hommage” à un ancien major infirmier de la légion étrangère qui a été le “chef” d’un ami. J’ai pu croiser ce monsieur lors d’une formation… sacré personnage.
Le bulldog en référence à son pays d’origine ! Puis il faut dire que ça colle un peu au personnage !!
J’espère qu’il m’en voudra pas ! Car il est gaillard!
Sur chaque patch vendu , 1 euro est reversé au foyer d’entraide de la légion étrangère.
Le choix du FELE ? Un choix de cœur et de reconnaissance pour ces milliers de soldats venant de tout horizon et qui combattent pour notre pays.

Le FELE c’est quoi ?

Le Foyer d’entraide de la Légion étrangère (FELE), agit sans but lucratif et met en œuvre le plan d’action sociale au profit des légionnaires, en activité, des anciens, ainsi que pour leur famille. Ses ressources sont générées par les recettes provenant de la vente du “ vin de la Légion ” et de l’huile d’olives produits sur le Domaine du capitaine Danjou, mais aussi de la vente des réalisations des ateliers (céramique, reliure) de l’Institution des invalides de la Légion étrangère (IILE). Les ressources dégagées par l’abonnement au magazine mensuel Képi Blanc participent également à la solidarité. Le Foyer d’entraide est autorisé à recevoir dons et legs qui constituent ses fonds principaux.

(Source : legion-etrangere.com)

Où l’acheter ? Chez mon partenaire Medhybride.fr

Le patch Use SICH TQ

Use SICH TQ

Ce patch signalétique reprend la doctrine du premier, pour signaler et identifier la présence d’un garrot tourniquet (TQ). Le M de M.A.R.C.H.E. correspond à Massive bleeding Control (Contrôler l’hémorragie), évoquant ainsi la première action à réaliser, et prend  donc ici tout son sens avec la doctrine Treat first what kills first.

Pour en savoir plus au sujet du garrot du je vous invite à lire mon article : Garrot Tourniquet S.I.C.H..

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Voilà l’article est fini, c’était juste une réflexion personnelle que je souhaitai partager 😉

Cet article a 2 commentaires

  1. K1 Chef

    Très bon article. “Treat first what kills first” vient des forces speciales Americaines, ( je travaille pour le DoS) et nous enseignons ce concept lors de formation CQB ou CQC

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