Pendant des années, j’ai acheté des petites burettes de superglue. Toujours le même scénario, presque mécanique : on ouvre le tube, on l’utilise une ou deux fois, puis on le range en se disant « ça servira la prochaine fois ». Quelques semaines plus tard, la réalité s’impose. Bouchon collé, colle figée, tube inutilisable. Direction la poubelle.
À force, on finit par intégrer l’idée que la superglue est un consommable jetable. Une colle « d’urgence », pratique, mais peu fiable dans le temps.
Et pourtant, le problème n’est pas la colle.
Le véritable ennemi de la superglue c’est l’humidité
La superglue, ou plus précisément la colle cyanoacrylate, polymérise au contact de l’humidité. C’est un principe chimique fondamental : ce sont les micro-traces d’eau présentes dans l’air et sur les surfaces qui déclenchent la réaction de durcissement.
En pratique :
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- trop d’humidité → prise trop rapide, parfois incontrôlée ;
- humidité ambiante constante → durcissement progressif… directement dans le tube.
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C’est pour cette raison que ces colles vieillissent mal une fois ouvertes, surtout dans des environnements comme les garages, ateliers non chauffés ou espaces semi-enterrés.
Jusqu’ici, on subit. Mais on peut aller plus loin.
Ce que peu de gens savent : on peut contrôler la prise
La majorité des utilisateurs laisse l’environnement décider pour eux. La colle prend quand elle veut, comme elle veut. Il existe pourtant un moyen simple et efficace de reprendre le contrôle : l’activateur de cyanoacrylate en spray.
L’activateur permet :
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- une prise instantanée et maîtrisée,
- le collage de matériaux peu réactifs,
- une réduction nette des bavures et des ratés,
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Le combo gagnant à l’atelier
Ma manière de consommer la superglue a évolué. Aujourd’hui, sauf contrainte d’emport comme la randonnée, l’EDC, l’EDV, le Medikit ou kit de terrain, je n’utilise plus de petites burettes. À l’atelier, je privilégie désormais des contenants plus importants. Pourquoi ?
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- la colle ne sèche plus « par surprise » grâce à l’activateur,
- le gel offre une meilleure maîtrise à l’application,
- le coût au gramme devient bien plus intéressant,
- et la disponibilité immédiate évite de bricoler avec un tube à moitié mort.
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Autrement dit, la superglue cesse d’être un consommable fragile pour devenir un produit d’atelier à part entière.
Dans cette logique, l’association suivante est devenue pour moi un standard :
👉 Colle forte en gel Kraftprotz 50 gr (superglue) : La version gel limite les coulures, améliore la précision et se révèle plus stable sur la durée.
👉 Activateur cyanoacrylate en spray Wolfix 200 ml : Il déclenche la prise au moment choisi, même en conditions sèches ou sur matériaux difficiles.
Ou encore le combo Wolfix (Superglue et Activateur).
Résultat à l’usage, cela se traduit par :
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- des collages plus propres et reproductibles,
- moins de gaspillage,
- beaucoup moins de tubes jetés,
- et un vrai gain d’efficacité, aussi bien en réparation qu’en fabrication,
- un coût inférieur dans la durée.
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Les petites burettes n’ont pas disparu pour autant. Elles gardent tout leur sens dans les kits mobiles, les sacs d’urgence ou les usages terrain. Mais à l’atelier, en environnement maîtrisé, elles n’ont plus vraiment de raison d’être.

Je m’appelle Sébastien. Sans jugement ou catégorisation, je ne m’identifie pas plus particulièrement aux « Survivalistes », « Preppers », « Décroissant », (…) qui ont cependant le mérite de mettre en lumière des sujets et connaissances malgré tout. Je me reconnais plutôt comme un « Résilient ». En tant que père de famille, je développe une approche modéré, structurée et éducative avec une forte envie d’apprendre et transmettre. En savoir plus.
